
La grenade de Testour : une saison, un festival, une économie de village
Les vergers de grenadiers qui entourent Testour sont un héritage des Andalous. Chaque automne, ils font vivre le village — et donnent la meilleure raison d'y venir.
Le grenadier aime les hivers doux et les étés chauds de la vallée de la Medjerda. Les Andalous, qui le cultivaient déjà en Espagne, l'ont replanté ici au XVIIᵉ siècle. Aujourd'hui, les vergers de Testour produisent l'une des grenades les plus réputées du pays : gros fruit, grains rouge sombre, jus sucré-acide.
Octobre, le mois qui compte
La récolte tombe en octobre. Le village organise alors son festival de la grenade : marché sur la place, dégustations, jus pressé devant vous, concours de producteurs. C'est le moment où Testour est le plus vivant, et le seul où l'on peut acheter le fruit à celui qui l'a cueilli le matin.

Un fruit, une économie
Pour des dizaines de familles, la grenade est le revenu principal de l'année. Acheter au bord de la route ou au marché plutôt qu'en grande surface change quelque chose de concret : le prix va au producteur, pas à la chaîne. Quelques agriculteurs ouvrent leur verger à la visite — on cueille, on goûte, on repart avec ses fruits.
Comment la choisir, comment la manger
- Lourde pour sa taille, peau tendue, sans tache molle : elle est pleine de jus.
- Coupez la couronne, incisez les côtes, ouvrez dans un bol d'eau : les grains tombent, les membranes flottent.
- Elle se garde plusieurs semaines au frais ; les grains se congèlent.
- Le jus se boit dans l'heure, il s'oxyde vite.
Le guide « Testour — Douceur Andalouse » indique les vergers qui accueillent les visiteurs et la table où la grenade entre dans le plat.